CONFINEMENT ET ÉTUDES FONT-ILS BON MÉNAGE ?

Alors qu’Olivier Véran le 19 novembre soulignait qu’« Un tiers des étudiants ont présenté des signes de détresse psychologique » durant le premier confinement, ce deuxième confinement n’a malheureusement pas amélioré la situation. A l’heure où s’annonce la période des examens, nous avons demandé à Marina, volontaire en service civique a sein d'InfoJeunes PACA et étudiante en 3ème année de droit nous partage son expérience.

CONFINEMENT ET ETUDES FONT-ILS BON MENAGE ?

“D'après moi, NON. Surtout en période d'examen."

Au tout début, on s'imagine pouvoir accorder plus de temps à nos cours, avoir plus le temps de réviser, plus de temps à s'accorder à soi-même, être moins stressé et envisager nos examens sereinement.

Sauf que ce n'est pas du tout le cas.

En effet, ce confinement joue beaucoup sur le moral tout d'abord. Etre enfermé, ne pas voir ses amis, sa famille pour la plupart, fait beaucoup de mal. Ne pas pouvoir se dépenser à la salle de sport, faire ressortir tout ce stress que les études provoquent, sachant que le stress joue énormément sur le sommeil.

La motivation, en deuxième temps, ne pas sortir, voir tous ses cours s'accumuler, l'annonce des examens à distance s'approcher, savoir que nous ne passerons pas nos examens dans les conditions habituelles, dans les temps habituels. Tout se mélange dans nos pensées, et on arrive à se dire que l’on n’y arrivera jamais, comment retrouver cette motivation ? La distance n'est pas la meilleure des choses.

Puis, le physique. Lorsque l'on se sent fatigué mentalement, tout cela joue à l'intérieur, comme à l'extérieur. J'ai l'impression d'être tout le temps fatiguée, en manque d'énergie du fait de rester toute la journée à la maison, devant mon ordinateur, à le fixer pendant des heures, que ce soit pendant les cours le matin, les travaux dirigés l'après-midi, puis les révisions, les recherches entre temps.

Ne plus avoir sa feuille devant soi, la satisfaction de pouvoir lire et relire le sujet tout en le surlignant, entourant les mots clés, tout en se disant que l'on a tout le temps de bien comprendre le sujet, de rédiger.

Alors qu'à distance, le sujet nous est communiqué via la plateforme de la faculté, ne pouvant même pas l'imprimer parce que le chrono avance vu que l'on aura pas le temps habituel.

En 2020, ce fût très dur d'être étudiant.

Sache que tu n’es pas seul.e. Si tu as besoin d’un soutien psychologique, n’hésite pas à contacter le SIUMPPS (service interuniversitaire de médecine prévention et de promotion de la santé) qui propose des téléconsultations gratuites. Pour prendre rdv, appelle le 04 13 94 24 58 ou envoie un mail à .img

Le BAPU (bureau d'aide psychologique universitaire) propose également d’échanger avec un professionnel:https://www.etudiant.gouv.fr/cid96660/besoin-d-une-aide-psychologique.html

Pour tous les jeunes, d’autres plateformes d’écoute existent telles que :

Filsantejeunes : 08 00 235 236 tous les jours de 9h à 23h https://www.filsantejeunes.com/

Sosamitié : 09 72 39 40 50 - 24h/24 - 7 jours/7 - https://www.sos-amitie.org/